DE L’ÉTAT DE PAIX : IMAGINER LES INIMAGINABLES

Contributions à la création d’utopies alternatives depuis l’océan Indien

C’étaient les 28, 29 et 30 juin 2024, avec le lab’ Europe Réunion, le lab culture Europe de Paris, et une trentaine d’artistes de disciplines variées, de La Réunion, d’Afrique, d’outre-mer et d’Europe…

Un vaste collectif pour répondre à une problématique simple : « DE L’ÉTAT DE PAIX : IMAGINER LES INIMAGINABLES…Contributions à la création d’utopies alternatives depuis l’océan Indien ».

Urgence climatique, violence envers le vivant, conflits et défiances démocratiques … Notre époque traverse d’étranges contradictions, chacun rêve de s’en détacher, pour retrouver sa propre paix intérieure.

Le forum misait sur la puissance de la création artistique et de la narration pour donner à voir et ressentir le sensible, faciliter la compréhension des questions écologiques et sociales, et  construire de nouvelles Utopies.

Trois journées pour co-inventer un avenir inspirant, projeter nos esprits dans un « monde forêt », hors du temps et de la folie des Hommes …

Restitution de l’atelier 1

Le premier atelier s’inspire d’un objet littéraire et sonore intitulé « Polis », il évoque la Cité, la police, la peur du voisin. Une jeune fille n’écoute pas les injonctions sécuritaires de sa mère et joue du piano… Un hymne est créé : quelques notes vocales et instrumentales favorisent l’émergence des BAC, ou « Brigades artistiques et culturelles », financées par l’ISF et déployée dans les ministères et institutions françaises…Leurs interventions amènent sur le territoire des « salles de shoot artistique », des « écoles du sensible » pour rendre visible l’invisible, des « espaces de consultations poétiques », des « brigades des nouveaux contes »… Ainsi, l’Homo sapiens poursuit son évolution et devient  » Homo symbiosis »…

Restitution de l’atelier 2

Le second atelier s’articule autour d’une multitude de narrations racontant la naissance du « Monde forêt », un monde pluriel où vivants et non vivants vivent en interdépendance…Où le parlement de la forêt ancre les rituels dans l’espace temps, facilite les passages entre catégories grâce aux lianes sans troncs, pour faire tomber les stigmates, et réunir les âmes sauvages dans un grand tout Epiphyte, où visible et invisible se côtoient et se respectent…

Echanges libres à l’issue des ateliers

Puis le dissensus parait…

Comment l’Art peut  remplacer la peur par la joie? Une chanson de Danyel Waro fait débat…La « Batarsité », racines de l’identité réunionnaise, mélange des cultures qui fit naître la langue créole et l’homme réunionnais…De quoi parle t on exactement ? Une bretonne s’étonne au sujet de l’origine du mot « Bâtard » qui, dans l’hexagone, renvoie à une toute autre définition…

Si le « bâtard » est un métisse, alors nous devenons les fiers représentants de la « Batar-cité » du Monde Forêt…Ce nouveau monde écrase et remplace petit à petit l’ancien… il efface les peurs et les catégories et place le métissage au cœur du néo-universalisme.